Etude de la CJC sur les chartes de thèse

Les universités françaises « affichent presque toutes dix ans de retard
en matière de politique doctorale », estime la CJC (Confédération des
jeunes chercheurs),
vendredi 19 juin 2009. La Confédération tire cette
conclusion d’une étude de 144 pages sur l’évaluation des chartes des
thèses de toutes les universités françaises qu’elle met en ligne sur son
site internet. Chaque université française « dispose d’une charte des thèses, document qui définit les engagements réciproques entre les acteurs du projet doctoral », rappelle la CJC. Cette charte « est ainsi un document révélateur de la politique doctorale de l’établissement ».

Un arrêté de septembre 1998
instaure une charte type qui fixe les principes réglementaires que
chaque établissement doit a minima respecter lorsqu’il élabore sa propre
charte. La CJC a mis en place un outil d’évaluation des textes des
différentes chartes des thèses pour « mesurer leur conformité avec le
minimum règlementaire ». Les résultats obtenus « doivent alerter tous
les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche », insiste la
Confédération. Elle estime qu’ « au terme de cette évaluation, c’est
bien un gouffre qui est mis en évidence entre les orientations
européennes et nationales sur le doctorat et leur transcription dans la
politique doctorale des universités au travers de leur charte des thèses ».

*CLASSEMENT DES UNIVERSITÉS*
Selon la CJC « près de 70 % des établissements ne respectent pas la
réglementation » car leur charte « amoindrit considérablement leurs
responsabilités ». « Seuls 17 % des chercheurs doctorants signent une
charte de meilleure qualité que la charte type », déplore la CJC. Et
19 % des doctorants « signent une charte qui ne fournit les garanties
minimales sur aucun des neuf axes d’évaluation définis par la CJC ».
Seuls 4 % des établissements « ont amélioré le texte de leur charte sans le dégrader notablement par ailleurs ».
La CJC classe les universités en fonction de leur politique doctorale et
pointe leur « retard » La CJC classe les universités en fonction de leur
politique doctorale et pointe leur « retard » La CJC a réalisé plusieurs
classements
des universités en fonction de la qualité de leur charte des thèses.
L’UTC arrive en tête du classement par note globale, devant l’université
Lyon-I (Claude-Bernard) et l’UPMC (Paris-VI). Les établissements les
plus mal classés sont Paris-II, Lyon-III, Paris-VIII, Paris-IV,
Paris-III, Lyon-II et Bordeaux-IV. Le classement par « points
forts-points faibles » met lui l’accent sur les améliorations apportées
à la charte des thèses. Il livre un résultat assez similaire, puisque
l’UTC arrive en tête devant l’UPMC. En revanche c’est Montpellier-II qui
arrive troisième. Nancy-I est quatrième et l’UTT cinquième. On retrouve
les mêmes établissements dans le bas du classement.

La CJC regroupe « une quarantaine d’associations de doctorants et de
docteurs, de toutes disciplines et réparties dans toute la France ».
Elle a pour vocation de représenter les jeunes chercheurs (doctorants et
docteurs en CDD) au niveau national, auprès des différents acteurs de
l’enseignement supérieur et de la recherche ». Elle a déjà publié un
rapport sur le contrat doctoral, sur le « travail au noir » des jeunes chercheurs et plusieurs documents dénonçant les conditions de travail des jeunes chercheurs étrangers effectuant leur activité de recherche sur le territoire français.

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